Dans le travail que je mène avec des athlètes et des professionnels, il y a une peur particulière.
Ce n’est pas la peur d’échouer.
C’est la peur d’être vu réussir et de ne pas être à la hauteur de cette image.
Clara, en compétition, performait mieux depuis les lignes latérales.
Quand elle était placée en ligne 4 – la ligne de la favorite – elle sentait le regard des autres se poser sur elle, et sa performance s’en ressentait.
Ce n’est pas un manque de confiance classique, c’est la pression du statut attendu.
Parce que quand tu es la favorite, tu n’as « rien à gagner » aux yeux des autres. Et tout à perdre
On n’a plus rien à prouver, mais tout à confirmer.
Et cette subtile différence peut suffire à désorganiser une préparation entière.
Lui faire réaliser que la ligne 4 est juste une ligne noire dans l’eau et que sa course se joue avec elle-même, pas avec la salle.
Assumer sa légitimité est un apprentissage. Pas une évidence, même pour les plus talentueux.
Est-ce que t’as déjà eu du mal à assumer une position de force, une réussite, une visibilité ?
