En plein magasin. Face à son boss, et ses collègues mortes de rire derrière.
Il m’en a parlé avec ce mélange : un peu honte et beaucoup de soulagement.
« P****Joel ! c’était fort. »
Sa première réaction ? « J’en suis pas fier. »
Sa deuxième ? « Mais ça m’a fait du bien. »
Pas question de supprimer sa colère. On a cherché à comprendre ce qu’elle disait.
On pourrait penser que la colère est un défaut de caractère ou un manque de maturité. Qu’il serait plus sage de l’éteindre.
Voyons-la comme un signal, c’est une alarme.
Elle arrive quand une valeur est bafouée. Quand une limite a été franchie trop de fois. Quand tu as dit oui trop longtemps à quelque chose qui criait non en toi.
Ce jour-là sa colère lui a crié sa vérité. « Ça suffit. Tu mérites mieux que ça. »
Et le boss … pour la première fois, s’est tu.
La colère bien placée au bon moment avec les bons mots n’est pas de la violence. C’est de la clarté.
La tienne, elle te dit quoi en ce moment ? L’écoutes-tu ? Ou va-t-elle devoir monter le ton ?
Et si ta colère te fait peur, viens m’en parler.
