Je lui ai posé une question simple :
« Il y a deux façons d’échouer. L’échec par progression – tu as tout donné, ça n’a pas suffi. Et l’échec par abandon – tu t’es arrêtée avant même d’essayer vraiment. Lequel te parle ? »
Léa n’a pas hésité.
« L’abandon. C’est exactement ce qui se passe. Et c’est pour ça que j’aime pas. »
Elle envisageait d’arrêter les compétitions. Mais en explorant pourquoi, elle a réalisé qu’elle ne partait pas d’un lieu de satisfaction ou de progression naturelle.
Et ça, elle ne pouvait pas se le pardonner.
Elle partait par peur d’être vue en difficulté.
Ce type d’abandon-là laisse une trace différente. Parce qu’on sait.
On peut vivre avec une défaite, on vit beaucoup moins bien avec la certitude qu’on n’a pas vraiment essayé.
T’es déjà resté sur le bord du chemin par peur plus que par manque de capacité ?
