On a tendance à vouloir protéger nos collaborateurs, nos équipes, et surtout nous-mêmes de l’échec.
En séance avec Clara, athlète de haut niveau, j’ai vu quelque chose d’intéressant.
Elle n’avait pas atteint son temps de qualification. Deuxième. Pas qualifiée.
Sa réaction ?
« Si j’avais gagné avec un temps juste suffisant, je pense que j’aurais relâché. Là, je sais exactement où je dois aller. Et j’ai envie d’y aller. »
L’échec net avait produit quelque chose qu’une victoire serrée n’aurait pas produit : la bonne claque de la clarté et de la motivation.
Loin de voir ça comme une consolation.C’est un mécanisme.
Quand le résultat est ambigu, on rationalise.
Quand il est clair, douloureux, on repart sur des bases réelles. C’est un bon réveil, ça rallume une flamme.
En accompagnement, je vois régulièrement des personnes qui ont eu besoin d’un échec franc pour enfin se mettre en mouvement. Et pour être transparente je l’ai vécu aussi, tant professionnellement que dans ma pratique sportive. Il y a très souvent quelque chose de beau derrière ça.
L’échec ne détruit pas toujours, il recalibре.

Quand il est clair, douloureux, on repart sur des bases réelles. C’est un bon réveil, ça rallume une flamme.