Il y a une idée reçue tenace dans le monde du management : pour inspirer, il faut être impeccable.
Marion, directrice dans une grande entreprise, en était convaincue. Elle mettait une énergie considérable à masquer toute trace d’émotion visible, rougissements, voix tremblante, moments d’hésitation.
En séance, elle m’a confié quelque chose que son mari lui répétait souvent :
« Tu parais plus humaine dans ces moments-là. Les gens ont parfois peur de venir te parler quand tu es trop parfaite. »
C’est une observation que je partage.
Le leader parfait, sans faille peut impressionner, intimider.
Il crée rarement de la proximité, de la confiance, ou de l’envie de collaborer.
Est ce que les gens cherchent un manager irréprochable ? Je ne pense pas.
Ils cherchent quelqu’un qui comprend ce qu’ils traversent, parce qu’il le traverse aussi. Une vulnérabilité dosée est un outil de leadership.
Laisser voir juste assez pour que les autres puissent se reconnaître, qui montre qu’il doute, qu’il ressent, qu’il est traversé par quelque chose, celui-là crée du lien, un engagement.
Le messager parfait absorbe le message. Le messager humain le fait passer.
Ta fêlure n’est pas un point faible, c’est possiblement ton point de contact.
❓Est-ce que tu aurais tendance à cacher tes doutes pour paraître plus … ?
