En accompagnement des hauts performers, il y a un mécanisme qu’on retrouve de façon quasi systématique.
Ce que j’appelle le yoyo honte-fierté.
La personne est tirée par l’excellence. Elle livre des résultats remarquables. Elle se sent légitime, forte, à sa place.
Puis arrive un moment où quelque chose « dépasse » ; une émotion visible, une réaction involontaire, une imperfection perçue.
Et là : la chute est aussi brutale que la montée était élevée.
Ce n’est pas un hasard.
La fierté et la honte sont les deux extrémités du même spectre.
Plus on construit une image haute d’excellence, plus le retour vers l’humain est vécu comme une chute.
Avec Marion, ce pattern était clairement identifiable.
Quand elle performait, elle était dans la fierté.
Quand elle avait une réaction émotionnelle visible, elle entrait dans la honte.
Impossible de supprimer l’un ou l’autre.
On travaillé à réduire l’amplitude des oscillations ; en intégrant que l’humain et l’excellence ne sont pas des opposés, juste deux composantes d’un leadership durable.
Un manager qui montre sa fêlure ne perd pas son autorité. Souvent, il la gagne.
