En préparation mentale sportive, il y a un travail souvent négligé : apprendre à entrer dans son mode compétiteur et à en sortir.
Clara, nageuse en cours de qualification, avait tendance à rester dans son registre habituel même en compétition : empathique, attentive aux autres, soucieuse de bien paraître.
Ce qu’on a travaillé ensemble, c’est une distinction simple :
Il y a Clara en dehors de l’eau : curieuse, bienveillante, humble.
Et il y a Clara dans l’eau : concentrée, compétitive, imperméable au bruit extérieur.
Elle a appris à faire quelque chose de difficile : ne pas jouer le jeu social quand c’est le moment de performer, de se concentrer.
Ces deux versions ne s’annulent pas, elles se complètent temporellement, anta et protagoniste.
Ce n’est pas d’être gentille ou pas gentille, le problème est de ne pas savoir switcher, en fonction du contexte, tout comme l’altruisme et l’égoïsme (il y a un atelier prochainement 😉
En entreprise, c’est la même chose.
Les meilleurs managers que j’accompagne savent quand mettre le mode « collaboration ouverte » — et quand mettre le mode « décision, cap, avancement ».
Rien à voir avec caractère, c’est une compétence.
Dans quels contextes tu t’imposes de « faire bonne figure » alors que t’as surtout envie de te concentrer ?
