Étude de cas – S’épuiser contre des fantômes.
Lors d’une séance, un client me parle de sa recherche de maison avec des critères très précis. Le projet lui tient à cœur, mais le marché est tendu : peu de biens dans cette région, beaucoup d’acheteurs, des décisions qui lui échappent.
Avec le temps, la fatigue s’est installée et le doute sur sa capcité à faire aboutir ce projet.
Il commence à vivre chaque visite comme une injustice. L’impression que « ce n’est pas normal », que « ce n’est pas juste ». Et peu à peu, son énergie part dans un combat silencieux contre la situation elle-même.
Chaque espoir déçu pèse lourd. Non seulement la maison tarde à arriver, mais son logement actuel l’épuise aussi.
Pourtant, quand on regarde les faits avec un peu de recul, une autre réalité apparaît.
Il avance. Il est plus clair dans ses critères. Il se positionne mieux.
Il est aujourd’hui capable d’agir rapidement et de faire des offres solides.
Autrement dit : il est bien plus proche de son objectif qu’il ne le croit.
Par contre, une grande partie de son énergie se perd ailleurs… À lutter contre des choses qu’il ne contrôle pas : le timing, les circonstances, les décisions des autres, le marché.
Et c’est là que se joue un basculement essentiel.
Il y a deux types de “combats” dans une vie :
ceux qui dépendent de nous… et ceux qui nous épuisent parce qu’ils n’ont jamais été entre nos mains.
Quand on se bat contre ce qui n’est pas en notre pouvoir, on finit par gaspiller une énergie immense contre des fantômes.
Le travail en coaching consiste souvent à remettre l’énergie au bon endroit : sur les perceptions, les décisions et les actions.
Là où l’on a réellement du pouvoir. Et c’est souvent à cet endroit précis que les choses commencent à bouger.
