On pense économiser de l’énergie en ne bougeant pas.
On pense éviter un risque en restant sécure, en jouant petit.
On pense se protéger en normalisant ce qui ne va pas.
Mais l’inaction a un coût.
Le coût de ces conversations qu’on n’ose pas avoir.
Le coût de ce corps qu’on néglige.
Le coût de ces projets qu’on laisse dormir, qu’on repousse ad vitam….
Le coût de ces frustrations qu’on ravale jusqu’à en faire une habitude.
À force de s’adapter à l’inconfort, on finit par le considérer comme normal.
On appelle ça “la vie”, “le contexte”, “l’âge”, “le marché”, “les autres” , “le quotidien”….
La vérité est plus simple et obscure : ce que l’on tolère finit par nous façonner.
Ne rien faire, c’est choisir que rien ne change.
Choisir que la situation continue à grignoter l’estime, l’élan, la confiance.
Le prix n’est pas toujours visible immédiatement.
Il se paie en énergie basse, en irritabilité, en perte de respect pour soi.
En rêves qui s’éteignent doucement.
Se reprendre demande du courage.
Se regarder en face demande de l’honnêteté.
Agir demande de sortir du confortable inconfort.
Le prix de l’action, lui, est temporaire. Le prix de l’inaction, lui, s’accumule.
La vraie question n’est pas : “Est-ce que je peux me permettre d’agir ?”
La vraie question est : “Combien me coûte le fait de ne rien faire ?”
Et si le moment était maintenant.
