Tant que nous percevons le monde comme une fenêtre, nous croyons que ce que nous vivons vient essentiellement de l’extérieur.
Les circonstances, les autres, le contexte, la chance ou la malchance deviennent alors les causes premières de ce que nous ressentons. Nous observons, nous jugeons, nous réagissons. Et nous subissons.
Regarder la réalité comme un miroir change radicalement la posture.
Un miroir ne montre pas le monde tel qu’il est, il nous montre notre relation au monde. Il reflète nos filtres, nos croyances, nos attentes, nos peurs, nos élans.
Ce que nous voyons n’est plus seulement ce qui arrive, mais la manière dont nous sommes intérieurement organisés pour le percevoir.
Cela ne signifie pas que tout est de notre faute.
Cela signifie que tout devient une information.
Chaque situation répétitive, chaque conflit, chaque blocage, chaque réussite aussi, vient nous renseigner sur un réglage interne.
Le miroir n’accuse pas, il révèle. Et ce qu’il révèle peut devenir un puissant levier de transformation.
Lorsque nous cessons de demander : « Pourquoi cela m’arrive-t-il ? »
pour commencer à nous demander : « Qu’est-ce que cela me montre de moi, ici et maintenant ? »
nous passons d’une logique de réaction à une logique de responsabilité consciente.
À cet instant précis, la vie cesse d’être un combat contre l’extérieur.
Elle devient un dialogue. Un espace d’ajustement permanent entre ce que nous vivons et ce que nous sommes en train de devenir.
Regarder la réalité comme un miroir, c’est accepter que le changement durable ne commence pas par le décor, mais par le regard.
Et lorsque le regard change, étonnamment, le décor finit toujours par suivre.
Ce jour-là, la vie ne nous arrive plus.
Elle nous répond.
